Comment bien préparer son régime

perdre du poids

Faire un régime, c’est bien mais le tenir, c’est mieux. Si maigrir est difficile, mais à la portée de beaucoup d’entre nous, maigrir sans regrossir, c’est une autre paire de manches !

Quiconque se lance dans un régime a parfois du mal à mesurer tous les changements que cela occasionne sur sa vie.

Faire un régime, c’est modifier son physique et son mental de fond en comble. Une tâche qu’on sous-estime. c’est aussi un acte social, un moment de convivialité difficilement compatible avec le fait de devoir manger différemment.

Cette sensation de mise à l’écart sociale volontaire peut être très difficile à supporter et c’est un écueil important sur lequel un régime peut échouer. Beaucoup ne supportant pas de se sentir exclues craquent.

Quels sont les blocages ?

Ancien régime, nouveau régime, c’est toute notre vie qui se trouve chamboulée. Nos points de repère alimentaires se trouvent remis en cause par ce régime.

Terminées toutes les bonnes chose auxquelles nous étions attachées par tradition, par habitude, par plaisir et qui nous rassuraient tant quand on avait un petit coup de déprime. Se balader avec sa liste d’aliments interdits, c’est pas terrible pour le moral.

Quand elle retourne dans se famille, à la frontière belge, Barbara s’interdit dorénavant son cornet de frites. « J’ai comme un signal d’alarme en moi qui m’interdit le moindre faux-pas. Du coup, pour diminuer la tentation, j’évite les fêtes foraines. C’est dommage parce que c’était toute mon enfance ».

Marion a renoncé au fromage, elle qui aimait tant ça. Du coup, elle fuit les dîners de copines.

Marie sait qu’elle a du cholestérol mais ne veut pas entendre parler de régime : « L’idée de me priver d’un bon repas m’est insupportable d’autant plus que mon mari adore cuisiner. Et puis le cholestérol, ce n’est pas une maladie »

Abandonner le côté protecteur de ces aliments régressifs qui agissent un peu comme des doudous alimentaires n’est pas sans conséquence.

Certaines aliments ont force de symbole; ils font bien plus que nous nourrir physiologiquement. Ils nourrissent notre imaginaire, notre mémoire.

C’est pour retrouver la saveur de la madeleine de son enfance que Marcel Proust entre prend sa recherche du temps perdu.

Si bien que cesser de répondre à ce type d’envies peut avoir des conséquences imprévues sur notre psychisme comme de se retrouver sans défense face à des pensées et émotions déplaisantes ou bien être confrontées à des problèmes relationnels et affectifs qu’on est incapable de gérer.

Manger est lié au « bonheur ». Difficile de balayer tout cela d’un coup de « je veux maigrir! ». Ce n’est pas pour rien que les psychologues parlent de « kilos émotionnels ».

Chez les obèses, on connaît l’importance primordiale de al nourriture pour tenter de régler les difficultés psychologiques auxquelles ils ne savent pas faire face.

S’ajoute à cela le frein que constitue notre système neuro-hormonal qui s’emploie à protéger les réserves de graisses de toute dilapidation inconsidérée.

Il n’est pas évident de tenir en échec les mécanismes naturels de régulation du poids par lesquels passe la réussite de notre régime.

Pour les nutritionnistes, l’hypercontrôle alimentaire et mental de la plupart des méthodes amaigrissantes nous mettent dans un engrenage infernal tel que ce serait l’échec assuré.

Leur constat est sans appel : 75% des personnes qui désirent perdre du poids y réussissent dans les premiers mois mais 80 à 95% d’entre elles auront tout repris, voire plus, quelques années plus tard.

Après un tel constat, on a tendance à baisser les bras immédiatement. Alors, faire des régimes est-ce encore raisonnable? La question reste ouverte.

Des chercheurs américains qui se sont penchés sur la question ont observé que pour maigrir, il faillait se mettre dans un état mental particulier.

Il s’agit de faire, à la fois, abstraction de nos sensation physiques de faim et de satiété et d’oublier tous les facteurs psychologique (angoisse, chagrin, souci) qui pourraient nous faire perdre le contrôle de l’objectif. Notre seule préoccupation, notre idée fixe doit être : maigrir, maigrir à tous prix.

Ces chercheurs ont appelé cette mobilisation générale autour d’une seule idée: la restriction cognitive.

Atteindre ce stade ultime de la résignation alimentaire n’est pas chose aisée. Tout simplement parce que la chair est faible et qu’une petite entorse pour un aliment interdit suffit trop souvent à nous faire sombrer dans l’excès.

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Notre mauvaise conscience nous pousse alors à nous priver davantage pour expier notre faute. Les occasion de basculer dans la compulsion alimentaire ne manquent pas.

De la mauvaise nouvelle au simple coup de fatigue en passant par l’insomnie, le moindre incident peut servir de prétexte à la transgression suprême.

Parfois, comme ces aliments qu’on appréciait tant auparavant nous sont désormais présentés comme des poisons tabous, on culpabilise tellement à l’idée d’outre-passer ces interdits qu’on se rabat sur ce qui est toléré.

On se résigne à s’éclater avec une orgie de céréales ou de légumineuses en tout genre…Une euphorie bien sage qui fragilise toutefois notre régime et ne nous fait guère oublier tout ce à quoi on a renoncé.

On n’avais pas prévue à quel point le saucisson ou le cheese-cake nous manqueraient. Les différents programmes amincissants nous proposent toutes sortes d’astuces pour essayer de modifier notre comportement et renforcer nos mécanismes de défense aux tentations. 

Cela marche : on résiste, on résiste…Jusqu’au moment ou on craque.

Comment lutter contre les échecs?

maigrir vite

On l’aura bien vue : la privation de certains aliments nous montre à quel point on ne mange par faim. On mange quand on est malheureux, en colère, pour passer le temps, pour faire plaisir à l’autre…Bref, manger est notre système de défense face aux vicissitudes de l’existence.

Alors si on changeait plutôt de perspective? au lieu de diaboliser les aliments tout simples qui nous font tant plaisir pour nous astreindre à des trucs insipides.

Si on décidait de maigrir en consommant…ce qu’on aime, mais dans des quantités moindres. (On a lu récemment qu’une portion de frites sera dans certains cas meilleure qu’une salade!).

Ce conseil de bon sens n’est pas si simple à appliquer. En effet, il ne s’agit pas de manger seulement moins de biscuits ou de charcuterie, mais de manger moins de tout, de nous satisfaire de façon globale de plus petites portions.

Moins et mieux, de la goinfrerie à la gourmandise; c’est une excellente façon de redécouvrir le goût des aliments et d’en faire le régulateur des appétits.

Après tout quand on consomme trop d’un aliment aussi délicieux soit-il, on ne peut s’empêcher d’avoir une réaction d’écœurement.

Maigrir est un travail de longue haleine. Nous ne pouvons pas tout gérer dans notre vie et avoir le dernier mot sur tout. Et vivre sa vie de personne mince n’ira pas sans remise en question.

En effet, si les régimes sont des méthodes qui permettent de maigrir de façon temporaire, devenir une personne mince nécessite qu’on effectue un sérieux travail sur soi-même.

Ce changement de comportement alimentaire n’est pas toujours si simple à assumer. Le fait de ne plus pouvoir manger de portions complètes nécessite que l’on fasse le deuil d’une partie de cette bonne nourriture consommable qui nous échappe.

Par ailleurs, la perte d’une partie des aliments, mais également d’une partie de nous-même, de notre poids, renvoie toujours à d’autres pertes plus ou moins assumées.

Dans tous ces cas, un travail psycho thérapeutique sera nécessaire pour pouvoir remettre les choses à plat.

La Programmation Neuro Linguistique (PNL) est particulièrement indiquée dans le cadre de l’accompagnement d’une personne en surpoids. Cette thérapie brève privilégie en premier lieu (mais pas seulement) le « comment » au « pourquoi » et propose avant tout de mobiliser les ressources.

Elle va s’attacher à modifier nos croyances en s’appuyant sur des outils et des techniques qui aident à développer des comportements de réussite.

Vous poser déjà honnêtement la question : « Qu’est-ce qui m’empêche réellement de suivre ce régime ? » vous permet de prendre peut-être des mesures.

Au lieu de dire simplement « C’est trop difficile », décortiquer ces raisons aide à mieux les affronter. En les scindant en petites tâches, vous agissez plus directement sur chaque force contraire à votre régime et augmentez, l’une après l’autres vos chances d’arriver à le tenir.

Vos objectifs doivent être mesurables mais aussi, atteignables. Le réalisme est la clé du succès.

Fixez-vous un objectif raisonnable en termes de perte de poids : si vous avez toujours été un peu ronde, il est fort probable que vous ne parviendrez jamais à avoir une silhouette de mannequin !

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Pour Cédric un ancien obèse, « la raison principale d’abandon  lors d’un régime, c’est le manque de motivation. Quand on commence à changer son corps, on a toujours de la motivation en réserve.

Le problème c’est que la motivation n’est pas illimitée. Elle se décharge et se recharge, un peu comme une pile.

Préparez-vous à l’avance en économisant votre motivation et en changeant progressivement – plutôt que de tout changer du jour au lendemain avec un régime draconien.

Une fois qu’on a trouvé une bonne façon de maigrir, il faut faire attention à la façon dont on a va utiliser cette motivation. Le meilleur moyen de l’économiser, c’est de l’investir dans des changements durables, des changements d’habitudes.

Une habitude par définition ne demande aucun effort, c’est une routine à laquelle votre corps est habitué. Et une fois des bonnes habitudes prises il est difficile de s’en défaire. »

Apprendre à changer de corps:

Un régime est comparable à un marathon: pour mettre toutes les chances de son côté, il faut se préparer tant du point de vue pratique que psychologique. Comme dans n’importe quelle épreuve sportive, le facteur psychologique est primordial.

C’est de lui que dépendent la motivation, l’engagement et la persévérance. Rien de sert de commencer un régime si vous êtes déprimé ou anxieux ! Pour éliminer vos kilos émotionnels, il faut avant tout les comprendre.

Certains kilos sont des « kilos-réaction » dont la cause, surtout lorsqu’elle est récente, est relativement facile à identifier, un deuil, une séparation, une mutation professionnelle difficile, d’autres, liés à des émotions anciennes qui remontent parfois à notre enfance, sont plus compliqués à nommer.

D’autant que la compulsion alimentaire a justement pour but d’empêcher les émotions de remonter à la surface.

La difficulté survient lorsque le stress devient chronique, car la réponse alimentaire suit alors le même chemin. D’où un maintien du surpoids quoi que l’on fasse.

Donnez-vous aussi assez de temps pour perdre du poids sans vous faire du tort. Pourquoi ne pas procéder étape par étape, par exemple, avec des « paliers » sans régime, pour stabiliser les résultats obtenus et pour « souffler » un moment?

Essayez d’éviter le tout ou rien. Soyez nuancée ! La vie ne se résume pas à la réussite ou à l’échec. Sortez de ce mode binaire.

Vous pouvez à la fois vous juger comme une personne capable et essayer de vous améliorer dans certains domaines.

Arrêtez de voir tout en noir. N’écoutez pas les Cassandre qui vous disent que votre régime est voué à l’échec. Les prédictions négatives ont un effet paralysant.

N’ayez pas peur de vous jeter à l’eau. Souvent, après avoir fait quelque chose que nous redoutions, nous réalisons que c’était bien moins difficile que prévue; nous éprouvons même une certaine satisfaction, voire plus d’assurance et de confiance en nous-mêmes.

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